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 Histoire de notre Église

 

 

L'église est de différentes époques.

Années

1000

 

Selon la tradition locale, une Comtesse de Meulan fit construire cinq églises dans le Vexin dont l'église de Boubiers.

Meulan eut trois baillis de la famille seigneuriale de Bouconvillers.

Le cimetière, clos de mur, était situé hors les murs du village en application des lois romaines.

A cette époque, la croyance en la résurrection des morts, prônée par le nouveau culte, conduisait à ce que le sanctuaire fût au plus près des sépultures. Est-ce la raison qui fit que l'édifice fut construit à l'écart du village ?

La partie la plus ancienne est le chœur avec son clocher, à flèche romane, tout en pierre, du XI ème siècle, avec deux autels classés de cette époque.

La nef qui a 7 sept mètres de largeur sur 14 mètres de longueur est plus récente ainsi que le portail. La longueur interne  est de 36 mètres.

1300 Au XIV ème siècle, le clocher a dû être soutenu par quatre piliers. construits au milieu du transept et masquant partiellement le chœur.

1785

 

Pierre Charles Morel, né en Trye-Château le 26 septembre 1746 appartenant à une célèbre famille de fondeur de cloche, réalise la cloche de l'église de Boubiers, la cloche Chaumont en Vexin en 1786 ( mutilée à la révolution )Macqueville en 1787, Vaudancourt en 1790, Reilly en 1792.

La cloche fut bénie le 2 septembre 1785 par le Révérend Père Gourdin ( en remplacement de Monsieur le Curé Delacour souffrant ) On peut y lire l'inscription suivante:

" J'ay été bénite par F. Jean Guislain, Gourdin, Cardelier, desservant de la paroisse de Boubiers (sic) et nommée Marie Françoise Bonne par le sieur Jean François Dambreville, maréchal et par Marie Françoise Bonne Petit Pas épouse du sieur Jean de la Fosse laboureur et marguillier en charge de cette fabrique.

En présence du sieur Elie Goré, sindic laboureur et receveur de la seigneurie de ce lieu

1789

 

La croix surmontant la flèche, haute de deux mètres, fut mutilée lors de la révolution ( parce qu'on croyait y apercevoir des fleurs de lys ) L'église fut vendue comme bien national à un laboureur du village, François Saint Denis.

1792

 

Le curé Osmont refusa de prêter serment à la constitution et s'exila en Angleterre. L'église restera sans prêtre jusqu'en 1890 et sera " une succursale de la paroisse de Lierville ",

1841

 

L'église de Boubiers est dédiée à St LEU. La translation solennelle de cette relique fut faite le 1 septembre 1841, jour de la fête patronale, On y vénère depuis cette date une relique dite " du bras de St LEU"

1854

 

La flèche du clocher fut réparée courant juin 1854, à l'aide d'un secours de 420 F voté par le conseil municipal.

Elle fut surmontée d'un coq de cuivre de 80 cm ( de la tête à la queue )

Courant juin et août, le Curé en charge de Boubiers entreprend la dorure du grand autel. Il lui faut employer alors 48 livrets d'or à 1,75 F le livret. Le tabernacle et les gradins ont été repeints. Jusqu'en 1820 l'autel et toutes les sculptures n'avait reçu aucune peinture. Les initiales alors visibles sur les panneaux des bases des colonnes N.B.D.B laisse supposer que cet autel fut construit vers 1697, à l'époque ou le Curé Boulogne a officié jusqu'en 1742.

1855

 

Cette même année fut réhabilitée l'autel de la Très Sainte Vierge Marie. " Nous avons fait disparaître les robes dont la statue était couverte et avons peint et doré la statue. Nous avons construit, pour une somme de 200 F, un autel en bois de chêne sur lequel fut appliqué un verni et trois couches de blanc de céruse, et orné de motifs en carton pierre pour 136 F qui seront dorés l'année prochaine "

Comme prévu l'autel de la Vierge Marie fut doré en employant quinze livret d'or à 1,85F, le seul bâton de la vierge nécessita quatre livrets d'or

1890

 

Affectation et résidence à Boubiers de l'Abbé Louis Niquet. Il restera en place jusqu'en 1940

1992

 

Décès du dernier Curé de la paroisse de Boubiers, résidant au presbytère de Boubiers, le Père Seïté, malgré son grand âge et sa santé précaire desservait encore sept paroisses.
2005 Le clocher menace de s'écrouler. La Commune et les Bâtiments de France lancent une consultation en vue de consolider l'édifice en urgence et d'envisager sa réhabilitation dans les meilleurs délais, en fonction des finances disponibles.

 

 

 

Marguillier : (n.m.) membre du conseil de fabrique d'une paroisse.

Le marguillier ( ou encore fabricien ou fabricier ) est un paroissien laïque membre du conseil des administrateurs d’une paroisse composant le bureau sous le titre de président, secrétaire et trésorier. Il est, en autre chargé, d'exécuter ses délibérations et de diriger l'administration journalière du temporel de la paroisse. Le marguillier s’est, en général, mérité l’estime de ses co-paroissiens grâce à son expérience, à sa conduite morale et son honnêteté. Le mot "fabrique" désigne, avant la loi de séparation de l'église et de l'état, tantôt l'ensemble des biens affectés à l'entretien du culte catholique, tantôt le corps spécial chargé de l'administration de ces biens. Les fabriques sont supprimées par la loi du 9 décembre 1905 et remplacées par des associations privées de fidèles.   Retour